Informations

Le séminaire d'Alexis Chiari La lalangue, le discours, le dire ou qu’est-ce que parler implique ? reprendra mardi 4 mai de 12h30 à 13h45.

Compte tenu de la jauge limitée à 30 personnes, les inscriptions sont obligatoires. Pour cela vous devez contacter le Dr Nicolas Laurent au 06 95 47 50 15 en laissant un message vocal ou un texto et donner votre nom et votre numéro de portable, le séminaire demandé et la date du séminaire. Toutes ces conditions doivent être remplies pour l’inscription et afin d’être informé si un des participants (ou eux-mêmes) était testé positif.

Le prochain séminaire d’Anne Marie Dransart et Claire Feltin Questions cliniques aura lieu le vendredi 7 mai de 12h15 à 13h30. 

Compte tenu de la jauge limitée à 30 personnes Les inscriptions sont obligatoires. Pour cela vous devez contacter le Dr Dransart au 04 38 37 15 99 et donner votre nom et votre numéro de portable, ceci afin d’être informé si un des participants était testé positif. 

Pour ceux qui pourront assister au séminaire, le masque sera bien sûr obligatoire et nous vous demandons de ne pas vous attarder dans la cour.

 

Une permanence de la bibliothèque sera tenu par madame Armelle Goimard-Fluchaire et aura lieu :

le mercredi de 12 heures 15 à 13 heures 15 aux dates suivantes : 

19 mai, 9 juin, 23 juin 2021

Vous pourrez ainsi acquérir les dernières publications de l'Ali-Rhône-Alpes :

- Le séminaire : L'homme aux loups, de J.P. Hiltenbrand

- Les Feuillets numéro 6 A la recherche de l’inconscient perdu sorti fin décembre 2020

- Les conférences de Chambéry et Gap (2008 - 2018) de J.P. Hiltenbrand. 

Ces 3 publications sont aussi déposées à la librairie Du square

- et très prochainement les actes des journées sur le narcissisme ayant eu lieu en octobre 2020 à Chambéry

ainsi que tout autre publication de l'Ali Rhône-Alpes et les séminaires de Lacan

Une édition de La Troisième est aussi en vente. 

 

En cas d'impossibilité de vous rendre aux horaires ci-dessus définis, il vous est possible de prendre contact avec madame Armelle Goimard-Fluchaire. (téléphone : 06 77 09 76 47) afin de convenir d'un rendez-vous précis.

Enfin pour les personnes éloignées, il est toujours possible de prendre contact par courriel  pour se faire expédier les ouvrages désirés contre règlement des frais. 

Odile Fombonne,

Pour l'équipe de la bibliothèque

Conférence faite à la Maison de l’Amérique latine à Paris.

Cycles de conférences sur le thème : Ségrégation : conflits de jouissances.

 

Mon titre se réfère à une remarque que fait Lacan dans son séminaire L’envers de la psychanalyse où il dit qu’il ne connaît qu’une seule origine à la fraternité humaine, c’est la ségrégation. Remarque assez surprenante d’un premier abord… Et il insiste même en disant que tout ce qui existe est fondé sur la ségrégation et au premier temps la fraternité.

Il a parlé à plusieurs reprises de la ségrégation, c’était dans les années 67 à 71. Je l’avais évoqué lors du colloque Comment être chez soi et Angela Jesuino m’a demandé si je pouvais aussi le reprendre pour ce cycle de conférences. Je vais donc m’y référer assez précisément puisque nous verrons qu’à chaque fois Lacan amène un point nouveau et nous verrons qu’il donne une grande importance à cette question parce qu’elle concerne au plus haut point les psychanalystes.

Introduction

Le film qui va être maintenant projeté devant vous évoque essentiellement les techniques ortho instaurées par le père Schreber à l’adresse des petits. C’est d’ailleurs un signifiant très actuel et qui infiltre le champ de ce que l’on appelle aujourd’hui la prise en charge des enfants. Quel drôle de terme, si l’on y réfléchit un peu, n’est-ce pas ? Le film concerne aussi la question des fameux jardins schreberien en périphérie des villes. Mais je n’en dévoile pas la suite.

Premier Point

Montrant ce que nous savions déjà par l’entremise de Freud, le film insiste sur le fait que le père a principalement opéré en ce cas en tant qu’éducateur. Or un éducateur n’est en aucune manière un support de la fonction paternelle, il peut même contribuer à la détruire, à aller contre, à la défaire. Mais notez qu’il devient quasi convenu entre nous que d’avoir de tels antécédents paternels dans l’existence, plus particulièrement chez Schreber, aurait été déterminant dans la forclusion spécifique qui a frappé sa subjectivité. Mais ne devrions-nous pas plutôt faire preuve d’une certaine réserve à cet égard ? En étant un tout petit peu plus critique et dubitatif sur l’effet d’une telle antécédence en général dans la vie de quelqu’un et plus précisément encore sur l’effet de cet antécédent dans la genèse du délire du président ? Pourquoi ce bémol ? Car il nous arrive souvent comme analyste de recevoir des enfants de parents fous, ceci n’en fait assurément pas des fous pour autant. La clinique va contre cet adage populaire : « tel père tel fils ». Je crois qu’il faut vraiment se méfier de ce type d’évidence. D’ailleurs si vous y êtes attentifs, la logique du signifiant ne va pas non plus dans ce sens puisqu’elle démontre sa capacité parfois si surprenante à la réparation, c’est-à-dire à la possibilité de faire jouer la substitution. À plus forte raison dans la chaîne inconsciente.

Marc Darmon : Nous allons commencer. Pour préparer cette journée, nous avons demandé que des membres fassent des propositions, des projets, etc. Je dois dire que nous n’en avons pas eu beaucoup. Par contre, quand j’ai envoyé la lettre, j’ai eu beaucoup de retours avec des propositions de projets. Donc c’est très intéressant si des historiens de la psychanalyse se penchent sur ces lettres, ils auront une idée évidente de notre groupe. L’idée c’était que l’on ouvre les discussions.

Le but de cette table ronde c’est de proposer des thèmes de travail, des axes de réflexion qui soient susceptibles de favoriser les échanges entre les différents groupes, les différentes écoles et aussi à l’intérieur de ces entités, donc quelque chose qui permette de rassembler et de profiter de l’intelligence et de l’invention de l’autre pour avancer nous-mêmes. On va donc interroger les participants sur ce qu’ils proposent, et comment ils voient les choses.

Alors je vais demander à Gérard Amiel peut-être de commencer car il est tenu par le temps.

Gérard Amiel : Merci, merci beaucoup Marc.

Chers amis, chers collègues, cher Maître,

Rires fournis dans la salle.

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Nous circulons dans des discours qui mobilisent d’abondance les signifiants de transparence et de traçabilité, signifiants qui sonnent comme une invitation à situer la vérité comme quelque chose susceptible d’être révélée par un regard, venant interroger, si elle appartient au sujet ou si elle lui est étrangère. Ce qui nous vient tout de suite, c’est que nous sommes à l’heure des protocoles, où il s’agit d’administrer les dossiers des patients, des usagers, sans erreur, visant chaque jour plus de transparence. Cette orientation s’articule aux avancées des technosciences, particulièrement les neurosciences, qui réduisent la vie psychique à un fonctionnement hormonal et cérébral ; de sorte que nous serions commandés par eux, comme des machines, sans possibilité du coup du semblant, de l’ambivalence, voire même du secret. Éviction du semblant qui, nous dit Lacan, conduit toute interprétation à n’être que suggestion. Les questions que nous tenterons d’aborder sont : protocole et suggestion viennent-ils former un attelage inédit, qui, de venir situer la vérité comme extérieure au sujet, au sujet de l’inconscient tel que la psychanalyse le définit, ne tolérerait aucune faille où celui-ci trouverait son refuge ? Cette orientation est-elle un effet du discours de la science qui imprègne aussi bien le champ de la psychopathologie que celui du politique, faisant latéralement émerger une disposition subjective nouvelle, la victime : victime de violence, victime du travail, victime de la maladie, comme manifestation du sujet ?