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Cycle de conférences sur les psychoses

Programme 2019 des soirées de l’ALIRA

Les aliénistes modernes ont mis en place une nosologie qui n’a aujourd’hui plus cours et la dimension signifiante qu’ils avaient prise en compte est désormais ignorée, remplacée par une collection de signes à évaluer, sans considération tant pour le texte des patients que pour la fonction de la parole. Ces grands tableaux cliniques gardent cependant pour nous toute leur importance puisqu’ils sont articulés autour de points de réel qui rendent compte de la structure de notre commune aliénation au langage. Ces conférences se proposent d’en donner une lecture actuelle à partir de l’étude ordonnée de textes classiques.

Les conférences se tiendront dans la grande salle de notre association le jeudi à 20H00

Jeudi 24 janvier 2019 Charlotte BAYAT : La Catatonie, une folie tonique Discutant : Jean-Paul HILTENBRAND

Jeudi 28 mars 2019 Régis PATOUILLARD : Le délire de relation des sensitifs Discutant : Alexis CHIARI

Jeudi 23 mai 2019 Anne ENOT : l’autisme de Kanner, une structure en deçà de la psychose Discutant : Christian REY

Les textes étudiés de K.L. Kahlbaum, E.Kretschmer et L.Kanner seront mis en ligne dans un dossier spécial courant décembre sur le site de notre association : ali-rhonealpes.org

la lecture des Écrits et Autres Écrits de Lacan va se dérouler désormais comme le tableau suivant l’indique (dates et intervenants), les mercredis à 19h30, dans la grande salle de l’Association Lacanienne Internationale Rhône-Alpes.

Tableau

Introduction

Le film qui va être maintenant projeté devant vous évoque essentiellement les techniques ortho instaurées par le père Schreber à l’adresse des petits. C’est d’ailleurs un signifiant très actuel et qui infiltre le champ de ce que l’on appelle aujourd’hui la prise en charge des enfants. Quel drôle de terme, si l’on y réfléchit un peu, n’est-ce pas ? Le film concerne aussi la question des fameux jardins schreberien en périphérie des villes. Mais je n’en dévoile pas la suite.

Premier Point

Montrant ce que nous savions déjà par l’entremise de Freud, le film insiste sur le fait que le père a principalement opéré en ce cas en tant qu’éducateur. Or un éducateur n’est en aucune manière un support de la fonction paternelle, il peut même contribuer à la détruire, à aller contre, à la défaire. Mais notez qu’il devient quasi convenu entre nous que d’avoir de tels antécédents paternels dans l’existence, plus particulièrement chez Schreber, aurait été déterminant dans la forclusion spécifique qui a frappé sa subjectivité. Mais ne devrions-nous pas plutôt faire preuve d’une certaine réserve à cet égard ? En étant un tout petit peu plus critique et dubitatif sur l’effet d’une telle antécédence en général dans la vie de quelqu’un et plus précisément encore sur l’effet de cet antécédent dans la genèse du délire du président ? Pourquoi ce bémol ? Car il nous arrive souvent comme analyste de recevoir des enfants de parents fous, ceci n’en fait assurément pas des fous pour autant. La clinique va contre cet adage populaire : « tel père tel fils ». Je crois qu’il faut vraiment se méfier de ce type d’évidence. D’ailleurs si vous y êtes attentifs, la logique du signifiant ne va pas non plus dans ce sens puisqu’elle démontre sa capacité parfois si surprenante à la réparation, c’est-à-dire à la possibilité de faire jouer la substitution. À plus forte raison dans la chaîne inconsciente.

Marc Darmon : Nous allons commencer. Pour préparer cette journée, nous avons demandé que des membres fassent des propositions, des projets, etc. Je dois dire que nous n’en avons pas eu beaucoup. Par contre, quand j’ai envoyé la lettre, j’ai eu beaucoup de retours avec des propositions de projets. Donc c’est très intéressant si des historiens de la psychanalyse se penchent sur ces lettres, ils auront une idée évidente de notre groupe. L’idée c’était que l’on ouvre les discussions.

Le but de cette table ronde c’est de proposer des thèmes de travail, des axes de réflexion qui soient susceptibles de favoriser les échanges entre les différents groupes, les différentes écoles et aussi à l’intérieur de ces entités, donc quelque chose qui permette de rassembler et de profiter de l’intelligence et de l’invention de l’autre pour avancer nous-mêmes. On va donc interroger les participants sur ce qu’ils proposent, et comment ils voient les choses.

Alors je vais demander à Gérard Amiel peut-être de commencer car il est tenu par le temps.

Gérard Amiel : Merci, merci beaucoup Marc.

Chers amis, chers collègues, cher Maître,

Rires fournis dans la salle.

Edition du site Internet

Association Lacanienne Internationale Rhône-Alpes

M. Jean-Noël DUC
6, cours Jean Jaurès
FR 38000 GRENOBLE
04 38 02 96 78
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Nous circulons dans des discours qui mobilisent d’abondance les signifiants de transparence et de traçabilité, signifiants qui sonnent comme une invitation à situer la vérité comme quelque chose susceptible d’être révélée par un regard, venant interroger, si elle appartient au sujet ou si elle lui est étrangère. Ce qui nous vient tout de suite, c’est que nous sommes à l’heure des protocoles, où il s’agit d’administrer les dossiers des patients, des usagers, sans erreur, visant chaque jour plus de transparence. Cette orientation s’articule aux avancées des technosciences, particulièrement les neurosciences, qui réduisent la vie psychique à un fonctionnement hormonal et cérébral ; de sorte que nous serions commandés par eux, comme des machines, sans possibilité du coup du semblant, de l’ambivalence, voire même du secret. Éviction du semblant qui, nous dit Lacan, conduit toute interprétation à n’être que suggestion. Les questions que nous tenterons d’aborder sont : protocole et suggestion viennent-ils former un attelage inédit, qui, de venir situer la vérité comme extérieure au sujet, au sujet de l’inconscient tel que la psychanalyse le définit, ne tolérerait aucune faille où celui-ci trouverait son refuge ? Cette orientation est-elle un effet du discours de la science qui imprègne aussi bien le champ de la psychopathologie que celui du politique, faisant latéralement émerger une disposition subjective nouvelle, la victime : victime de violence, victime du travail, victime de la maladie, comme manifestation du sujet ?

 
 
 
 
 

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