Chers collègues,

Nous avons le grand regret et la profonde tristesse de vous faire part du décès de notre collègue et ami Marc Caumel Lavie de Sauvejunte, psychiatre, psychanalyste, membre de l’A.L.I. Rhône-Alpes.

Il s’est éteint après une longue lutte contre l’infection par la Covid-19.

Son dire singulier, sa lecture acérée et ses fulgurances nous manquent déjà.

Nous adressons toutes nos condoléances et chaleureuses pensées à sa famille, ses proches et ses amis, qu’ils soient assurés de notre attention et notre soutien

Alexis Chiari président de l’A.L.I. Rhône-Alpes

 

Notre collègue Janine Marchioni Eppe nous a quitté le 11 Février 2021 après avoir enduré avec un très grand courage une longue maladie.

Psychiatre Psychanalyste, Janine a été une des co-fondatrices de notre École et a fait partie de l’histoire dès le début de notre École.  

Elle a témoigné, à Chambéry et à Turin de sa passion pour les textes de Lacan, et de son engagement sans faille dans sa clinique auprès de ses patients.

Même si son éloignement dû à son état de santé ne lui a pas permis d’être présente ces dernières années, les collègues qui ont pu travailler avec elle ressentent une profonde tristesse devant sa disparition.

Nous adressons toutes nos condoléances à son mari, ses enfants et petits- enfants.

L’école Rhône Alpes

Informations

 En raison des conditions sanitaires, les activités d’enseignement de l’ ALI Rhône-Alpe sont interrompues. Nous vous tiendrons informés d’une date de reprise en fonction de l’évolution de la situation. 

 En raison de la fermeture actuelle du local de l'association, le séminaire d'Alexis Chiari Llalangue, le discours, le dire ou qu’est-ce que parler implique ? débutera le mardi 6 avril au lieu du 2 mars comme annoncé précédemment

Conférence faite à la Maison de l’Amérique latine à Paris.

Cycles de conférences sur le thème : Ségrégation : conflits de jouissances.

 

Mon titre se réfère à une remarque que fait Lacan dans son séminaire L’envers de la psychanalyse où il dit qu’il ne connaît qu’une seule origine à la fraternité humaine, c’est la ségrégation. Remarque assez surprenante d’un premier abord… Et il insiste même en disant que tout ce qui existe est fondé sur la ségrégation et au premier temps la fraternité.

Il a parlé à plusieurs reprises de la ségrégation, c’était dans les années 67 à 71. Je l’avais évoqué lors du colloque Comment être chez soi et Angela Jesuino m’a demandé si je pouvais aussi le reprendre pour ce cycle de conférences. Je vais donc m’y référer assez précisément puisque nous verrons qu’à chaque fois Lacan amène un point nouveau et nous verrons qu’il donne une grande importance à cette question parce qu’elle concerne au plus haut point les psychanalystes.

Introduction

Le film qui va être maintenant projeté devant vous évoque essentiellement les techniques ortho instaurées par le père Schreber à l’adresse des petits. C’est d’ailleurs un signifiant très actuel et qui infiltre le champ de ce que l’on appelle aujourd’hui la prise en charge des enfants. Quel drôle de terme, si l’on y réfléchit un peu, n’est-ce pas ? Le film concerne aussi la question des fameux jardins schreberien en périphérie des villes. Mais je n’en dévoile pas la suite.

Premier Point

Montrant ce que nous savions déjà par l’entremise de Freud, le film insiste sur le fait que le père a principalement opéré en ce cas en tant qu’éducateur. Or un éducateur n’est en aucune manière un support de la fonction paternelle, il peut même contribuer à la détruire, à aller contre, à la défaire. Mais notez qu’il devient quasi convenu entre nous que d’avoir de tels antécédents paternels dans l’existence, plus particulièrement chez Schreber, aurait été déterminant dans la forclusion spécifique qui a frappé sa subjectivité. Mais ne devrions-nous pas plutôt faire preuve d’une certaine réserve à cet égard ? En étant un tout petit peu plus critique et dubitatif sur l’effet d’une telle antécédence en général dans la vie de quelqu’un et plus précisément encore sur l’effet de cet antécédent dans la genèse du délire du président ? Pourquoi ce bémol ? Car il nous arrive souvent comme analyste de recevoir des enfants de parents fous, ceci n’en fait assurément pas des fous pour autant. La clinique va contre cet adage populaire : « tel père tel fils ». Je crois qu’il faut vraiment se méfier de ce type d’évidence. D’ailleurs si vous y êtes attentifs, la logique du signifiant ne va pas non plus dans ce sens puisqu’elle démontre sa capacité parfois si surprenante à la réparation, c’est-à-dire à la possibilité de faire jouer la substitution. À plus forte raison dans la chaîne inconsciente.

Marc Darmon : Nous allons commencer. Pour préparer cette journée, nous avons demandé que des membres fassent des propositions, des projets, etc. Je dois dire que nous n’en avons pas eu beaucoup. Par contre, quand j’ai envoyé la lettre, j’ai eu beaucoup de retours avec des propositions de projets. Donc c’est très intéressant si des historiens de la psychanalyse se penchent sur ces lettres, ils auront une idée évidente de notre groupe. L’idée c’était que l’on ouvre les discussions.

Le but de cette table ronde c’est de proposer des thèmes de travail, des axes de réflexion qui soient susceptibles de favoriser les échanges entre les différents groupes, les différentes écoles et aussi à l’intérieur de ces entités, donc quelque chose qui permette de rassembler et de profiter de l’intelligence et de l’invention de l’autre pour avancer nous-mêmes. On va donc interroger les participants sur ce qu’ils proposent, et comment ils voient les choses.

Alors je vais demander à Gérard Amiel peut-être de commencer car il est tenu par le temps.

Gérard Amiel : Merci, merci beaucoup Marc.

Chers amis, chers collègues, cher Maître,

Rires fournis dans la salle.

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Nous circulons dans des discours qui mobilisent d’abondance les signifiants de transparence et de traçabilité, signifiants qui sonnent comme une invitation à situer la vérité comme quelque chose susceptible d’être révélée par un regard, venant interroger, si elle appartient au sujet ou si elle lui est étrangère. Ce qui nous vient tout de suite, c’est que nous sommes à l’heure des protocoles, où il s’agit d’administrer les dossiers des patients, des usagers, sans erreur, visant chaque jour plus de transparence. Cette orientation s’articule aux avancées des technosciences, particulièrement les neurosciences, qui réduisent la vie psychique à un fonctionnement hormonal et cérébral ; de sorte que nous serions commandés par eux, comme des machines, sans possibilité du coup du semblant, de l’ambivalence, voire même du secret. Éviction du semblant qui, nous dit Lacan, conduit toute interprétation à n’être que suggestion. Les questions que nous tenterons d’aborder sont : protocole et suggestion viennent-ils former un attelage inédit, qui, de venir situer la vérité comme extérieure au sujet, au sujet de l’inconscient tel que la psychanalyse le définit, ne tolérerait aucune faille où celui-ci trouverait son refuge ? Cette orientation est-elle un effet du discours de la science qui imprègne aussi bien le champ de la psychopathologie que celui du politique, faisant latéralement émerger une disposition subjective nouvelle, la victime : victime de violence, victime du travail, victime de la maladie, comme manifestation du sujet ?