Agenda
Journée ALI/EPhEP
Responsables : Jean-Luc Cacciali, Christian Rey et Anne Videau
Date : le samedi 30 mai de 9 h 30 à 18 h
Lieu : Faculté Loyola Paris 35bis, rue de Sèvres 75006 Paris
Éclaircissements, applications, orientations, Les nouvelles conférences d’introduction à la psychanalyse, pp. 182 à 210, première moitié du texte
Lieu : grande salle de l’ALIRA, 6 cours Jean Jaurès à Grenoble
Journée Inter-Écoles du Sud
Date : le 6 juin 2026 de 9h00 à 17h00
Lieu : Via Voltaire, 1 rue Voltaire, 34000 Montpellier
Dans le cadre du cycle de conférences de psychanalyse organisé par l'Association Lacanienne Internationale Rhône-Alpes à Gap,
conférence de Gérard Amiel, psychiatre et psychanalyste, membre de l’ALI et de l’ALI-Rhône-Alpes
Date : le vendredi 12 juin à 19h00
Lieu : Hémicycle Coffy, Centre Diocésain Pape François, 1 cours Ladoucette (par la grille à droite de l'église des Cordeliers) à Gap
Entrée : 10 euros (pour les non-inscrits aux enseignements)
Contact : Maryvonne Febvin Tel 04.92.51.42.96
Présentation du livre de Gérard Amiel paru aux éditions Jayet dans la collection Art, littérature et psychanalyse dirigée par Amandine Jayet
Date : le samedi 13 juin à 10h30
Lieu : La Nouvelle Librairie, 6 cours Victor Hugo à Gap, en partenariat avec la librairie La Loupiote.
Journées d'étude
Responsables :Marike BERGÈS BOUNES, Alexis CHIARI, Thierry FLORENTIN, Angela JESUINO, Marc MORALI, Cyille NOIRJEAN
Date : les samedi 20 et dimanche 21 juin 2026 de 9 h 30 à 17 h 30
Lieu : Espace Reuilly 21 Rue Antoine-Julien Hénard 75012 Paris
Éclaircissements, applications, orientations, Les nouvelles conférences d’introduction à la psychanalyse, pp. 182 à 210, deuxième partie du texte
Lieu : grande salle de l’ALIRA, 6 cours Jean Jaurès à Grenoble
Rencontre avec Gérard Amiel à La librairie Notre Temps à Valence autour de son livre, paru aux éditions Jayet dans la collection Art, Littérature et Psychanalyse dirigée par Amandine Jayet.
Date : le samedi 27 juin à 18h
Lieu : librairie Notre Temps, 30 Grande Rue, 26000 Valence.
Contact: Sylvie Lanfray (04 75 82 88 05)
Informations
Notre collègue et ami Marc Darmon est décédé ce matin. Les obsèques auront lieu demain à 15h au cimetière de Pantin.
Jean-Luc Cacciali
Grenoble le 13 mai 2026
Cher(e)s collègues et ami(e)s,
Nous venons d’apprendre cette triste nouvelle, notre collègue Marc Darmon est décédé hier matin.
Nous avons, tous, depuis les débuts de notre association, pu nous appuyer sur son formidable travail, notamment concernant la topologie Lacanienne.
Ses livres constituent une indispensable référence qui nous permet de nous plonger au mieux, non seulement dans ces dernières élaborations de Lacan, mais de repérer grâce au travail de Marc Darmon comment celles-ci peuvent éclairer autrement notre clinique actuelle.
De mes échanges avec lui, je retiens son écoute attentive et sa modestie.
Il manquera infiniment à tous les psychanalystes.
Toutes nos pensées vont à ses proches.
Anne Marie Dransart
Présidente de l’ALIRA
la conférence de Gérard Amiel à Gap initialement prévue le jeudi 11 juin 2026 est déplacée au vendredi 12 juin à 19h. Cette conférence intitulée Mauvais genre s'inscrit dans le cadre du cycle de conférences sur " Identité, identification et sexuation: où en sommes nous aujourd'hui ? " .
Elle sera suivie, le samedi 13 juin à 10h30 de la présentation du livre de Gérard Amiel Pour dire adieu. Récit d'une amitié avec l'écrivain Hubert Mingarelli , à la Nouvelle Librairie, 6 cours Victor Hugo à Gap, en partenariat avec la librairie " La Loupiote ". Ce livre est édité par les Editions Jayet, dans la collection " Art, littérature et psychanalyse " dirigée par Amandine Jayet.
En complément de la rencontre à la librairie le square pour dire adieu à Hubert Mingarelli, voici une interview de Gérard Amiel par des étudiants :
https://campusgrenoble.org/podcast/la-librairie-des-etudiants-rencontre-avec-gerard-amiel-pour-dire-adieu/
Le séminaire Le corps et le langage, suitedeJérôme Imburchia et dePascal Chambon du 13 juinaura lieu dans la grande salle au lieu de la bibliothèque
Le séminaire de Gérard Amiel Quel retour possible vers la cause ? n'aura pas lieu le 19 juin.
Il sera déplacé au 26 juin, à 21 heures.
Nouveau textes
Lacan à l’épreuve de la résilience du capitalisme
- Par Daniel Duet
« Il est plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme »
Frédric Jameson
Lacan et le « discours capitaliste »
L’observation du tissu social par Lacan l’amènera à forger la notion de « discours » laquelle exprime le fait que, dans le jeu social, le sujet se trouve pris dans des dispositifs signifiants d’expression, de jouissance et de vérité, qui tissent le lien social lui-même, qui lui préexistent et dans lesquels il s’inscrit, avec ou sans parole etlargement à son insu. C’est à l’occasion de son Séminaire 1969-70 sur L’envers de la psychanalyse – le plus politique de tous – qu’il présentera cette notion. Il avance, à cette occasion, que le lien social ne peut s’inscrire que dans un des quatre discours que sa pratique lui permet de faire émerger : le discours du maître, le discours universitaire, le discours de l’hystérique et le discours de l’analyste. Le discours du maître – « le discours éternel, le discours fondamental », ainsi qu’il le qualifie – a une grande importance sociale puisque c’est le discours par lequel s’exprime le pouvoir.
Des chiffres et des lettres
- Par DRANSART A.-M.
Pourquoi la psychanalyse fait-elle peur ?
Nous avons été nombreux à protester et signer cette pétition contre l’amendement 159 qui projetait d’exclure la psychanalyse de « tout financement public concernant les soins, actes et prestations dans les différents établissements. »
Cet amendement allait même plus loin, puisqu’il ne s’agissait pas simplement de la cure psychanalytique, mais de toutes les pratiques reposant sur des « fondements théoriques psychanalytiques. »
Il s’agit d’exclure d’une reconnaissance officielle du soin, et donc de son corollaire le financement par l’assurance maladie, tout ce qui repose sur une clinique du sujet.
La raison en est explicitée : « il faut garantir la cohérence scientifique et l’efficience des dépenses de l’assurance maladie. »
Petites remarques sur la névrose actuelle et la névrose de caractère
- Par CORON O.
Exposé à gap en octobre 2025 dans le cadre du séminaire de lecture de Maryvonne Febvin
Dans le cadre de la lecture du troisième séminaire de Lacan et en particulier de la leçon du 21 mars 1956, nous avons été amenés à nous interroger sur deux termes qui sont aujourd’hui plus ou moins inusités : « Névrose actuelle » et « Névrose du caractère ».
Alors, pour commencer, je vous fais remarquer que le fait que nous soyons amenés aujourd’hui à nous pencher sur ces termes témoigne déjà d’une chose, c’est que, même s’ils ne sont plus utilisés, cela ne signifie pas que ce à quoi il se réfère n’existe plus.
Partons tout d’abord de la « névrose actuelle » dont Freud a parlé au début de son œuvre (« La sexualité dans l’étiologie des névroses », 1898), il l’oppose à la névrose de transfert en ceci que cette dernière prend racine à partir d’un conflit œdipien. Ce dernier est le noyau originel de la découverte freudienne et je vous rappelle qu’en 1896, dans ses lettres à Fliess, il souligne la découverte qui s’impose à lui à partir de son auto-analyse, d’un désir infantile pour sa mère et d’une haine pour son père et qu’il fera de cette trouvaille une dynamique universelle et le point de départ de la psychanalyse. Ce conflit primitif non résolu, sera donc considéré par la psychanalyse comme la caractéristique des névroses, je signale d’ailleurs au passage que, si, aujourd’hui certains affirment que l’Œdipe n’est plus d’actualité du fait des mutations de la fonction paternelle c’est-à-dire de son érosion (Lacan, parlera « d’évaporation »), ce qui reste toujours d’actualité c’est que le propre du parlêtre c’est d’avoir à faire avec la négativité, c’est à dire au manque et le rapport conflictuel du sujet à cette négativité c’est, me semble-t-il, une autre façon de parler du complexe d’Œdipe, plus du côté de la structure.
Quelle lecture pouvons-nous faire de ce que dit Lacan dans son adresse à nos collègues italiens ?
- Par REY SENTENAC F.
Journées d’étude de l'Association Lacanienne Internationale, 17 et 18 mai 2025 à Milan – Lacan en Italie
Je tiens d’abord à remercier très chaleureusement nos amis Marisa, Paolo et Alessandro, pour toutes les possibilités que nous avons eues ensemble de nous rencontrer et travailler à Chambéry, Grenoble et Milan, autour de celui qui a été notre analyste pour la plupart d’entre nous : Jean-Paul Hiltenbrand.
Il y a donc ces textes proposés à notre lecture (1953-1974).
Il y a ce souci de Lacan que son œuvre, sa pratique perdurent, et il tente de le faire valoir auprès des analystes ou futurs analystes italiens.
Et puis, il y a Lacan qui ne fait aucune concession, n’exploite aucun espoir quant à ce qui fait notre pratique. Pas de promesses pour ce devenir analystes, et d’ajouter : il faut seulement « accepter de prendre un risque ». Et quant à l’intérêt de cette pratique, il dira même : « Ce qui vient à la place de la vérité, tant attendu, c’est plutôt l’horreur ».
Un mot sur l’exposition se déroulant actuellement au Magasin CNAC Good Service, Good Performance (jusqu’au 31 août 2025)
- Par DANNET Eléa
Actuellement se tient une exposition très riche au Magasin CNAC de Grenoble (Espace Viallet-Bouchayer, au passage un bâtiment signé Eiffel à l’histoire étonnante) qu’il est possible de voir jusqu’à fin août.
Créées il y a entre quinze et quarante-cinq ans, et abordant les effets d’impératif du numérique et de ses soubassements scientifiques et capitalistes, ces œuvres pourraient bien, selon nous, tenir lieu d’oracle, où l’énonciation de Lacan sur la précession de l’artiste (mise ce printemps à l’honneur au travers de l’ouvrage d’Esther Tellermann Toujours l’artiste nous précède), sonne une nouvelle fois à cette occasion avec une singulière acuité.
Cet évènement nous a retenu en ce qu’il rassemble des œuvres questionnant notamment notre rapport au langage dans notre social, pas sans le relier au corps ou à la dialectique.
Nous souhaitons particulièrement évoquer la rencontre que nous avons pu faire avec Pipilottis Fehler de l’artiste Pipilotti Rist (1988) que l’on trouve dans la première salle, nous évoquant cet intermédiaire entre tension et rupture entre sujet, trait et objet.
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