Lecture commentée du séminaire de Jacques Lacan Les structures freudiennes des psychoses (suite)
Responsable : Maryvonne Febvin 04-92-51-42-96
Dates : un samedi par mois de 10h à 12h à partir d’octobre 2025
Lieu : salle Laurens, RDC, Centre Diocésain de Gap, 1 cours Ladoucette, 05000 Gap
Pour qu’advienne un sujet
Argument : prévenir, repérer, accompagner un bébé en souffrance ET ses fragilités dans le lien avec ses parents.
Responsable : Géraldine Lulin, 06-35-95-33-33
Date : 4 séances : novembre, janvier, mars, mai, dates précisées ultérieurement.
Lieu : Salle Laurens, Centre Diocésain, 1 cours Ladoucette, 05000 Gap
Soirées de lecture de textes psychanalytiques
Programme détaillé :
Responsable : Christine Josuan, Olivier Coron, Maryvonne Febvin
Dates : le jeudi à 20h les 16 octobre 2025, 15 janvier, 5 février et 9 avril 2026
Lieu : salle Laurens, RDC, Centre Diocésain de Gap, 1 cours Ladoucette, 05000 Gap
Quatre lectures commentées choisies parmi les textes fondateurs de Freud, Lacan et de quelques autres, il est très fortement conseillé aux participants de les avoir lus au préalable afin de favoriser les échanges et les questions. Les textes seront envoyés par mail aux participants.
16 octobre à 20h : « Les quatre composantes de l'identité » Charles Melman.
15 janvier : « L’identification côté masculin et côté féminin » JP.Hiltenbrand, Conférences de Savigliano.
5 février : « Sous le tableau d'une hystérie traumatique, un fantasme de grossesse chez un homme. Contribution clinique à l'érotisme anal », Mickaël Joseph Eisler ainsi que le commentaire de Lacan dans son séminaire sur les psychoses lors de la leçon du 14 mars 1956.
9 avril : Leçon du 4 novembre 2009 du séminaire de JP.Hiltenbrand « Statut et fonction des identifications ». Cycle de conférences de psychanalyse : Identité, identification et sexuation : où en sommes-nous aujourd’hui ?
Responsable : Maryvonne Febvin 04-92-51-42-96
Date : Le jeudi à 20 h à partir de novembre 2025
Lieu : Hémicycle du Centre Diocésain, 1 cours Ladoucette, 05000 Gap
Argument : « Nous posons cette question toute simple : c'est comment la relation entre homme et femme ? C'est une question enfantine, et heureusement chez la plupart aussi une question adulte. Mais quel est l'implicite de la question ? S'il y a question, c'est qu'il y a problème et il y a donc antérieurement d'une manière tout à fait implicite un Réel...Voilà par exemple une manière de placer la vérité quelque part dans notre discours. »
JP.Hiltenbrand. Séminaire « Encore qu'en est-il aujourd'hui ? »
« Nous observons une perte de la structure de la famille mais cette perte je ne l'ai pas évoquée pour exprimer des regrets ou pour présenter une vision pessimiste du futur, car finalement les jeunes, et les enfants aussi, nous montrent plutôt de l'inventivité dans leur relation entre les sexes. Leur intelligence, je dirais, est de ne pas s'affronter directement, brutalement avec le Réel du non-rapport. Ce qui donne des cas de figure certes pacifiés mais également instables. »
JP.Hiltenbrand. Séminaire « statut et fonction des identifications. »
Les modifications de la structure de la famille ainsi que l'effacement progressif des fonctions symbolique et phallique dans notre modernité s'accompagnent d'effets non négligeables sur les composantes de l'identité et sur les processus d'identification. Pour ceux-ci nous le savons les dimensions du Réel, du Symbolique et de l'Imaginaire sont intriquées. Lacan souligne les deux temps de l'identification, d'un côté l'image, ou l'imaginaire, et de l'autre la fonction symbolique liée au signifiant, qui est un temps inconscient. Au cœur du processus se loge le manque à être.
Quelles sont les effets de la prédominance de l'imaginaire dans notre modernité, à la fois sur l'identité et les processus d'identification et parmi ceux-ci la sexuation, mais aussi sur la place du manque et du réel dans la subjectivité ?
Comment, par exemple, se dire homme ou femme au-delà de l'anatomie lorsque le signifiant par rapport auquel se distinguaient les positions sexuées ne les organise plus ?
Comment se déclinent jouissance phallique et jouissance Autre, traditionnellement réparties en un côté homme et un côté femme, et comment se conjuguent désir, amour et jouissance dans les nouvelles formes de lien ?
Et aussi, comment l'enfant et l'adolescent de nos familles modernes construit-il son identification et sa position sexuée ?
Si la psychanalyse ne peut en aucun cas être une conception du monde ni une conception des rapports entre les sexes – ce qui ferait d'elle une idéologie – la clinique par contre peut nous permettre de rendre compte des transformations à l'œuvre et d'en proposer une lecture, par exemple de ce qui fait identité pour le sujet aujourd'hui, de ce qui fait couple entre les sexes, et de comment le Réel que Lacan nommait « le non rapport sexuel » vient se manifester : par exemple est-ce toujours un symptôme qui vient témoigner du manque irréductible auquel la précipitation identificatoire vient pallier , ou plutôt une labilité et fragilité des identités et des liens qui tendent à l'éviter ?
Que nous enseigne notre clinique à ce sujet et y aurait-il chez nos contemporains de nouvelles manières de faire avec le manque, et comme le souligne J.P.Hiltenbrand une capacité d'invention chez les jeunes générations à ne pas affronter directement le non-rapport sexuel ?
Nous tenterons à partir de la clinique contemporaine de poser quelques jalons pour répondre à ces questions.
Maryvonne Febvin