Identité, identification et sexuation : où en sommes-nous aujourd’hui ? (Deuxième année)
Contact et modalités d’inscription
Les conférences auront lieu au premier étage du Centre Diocésain, hémicycle Pape François, 1 cours Ladoucette à Gap (entrée par la grille à côté de l’église des Cordeliers). Elles débuteront à 20h (à l’exception de la première).
L'inscription aux enseignements est de 100 euros pour l'année, elle donne droit à tous les séminaires, groupes de travail et aux conférences organisés par l'ALIRhône- Alpes dans les Hautes-Alpes et en région Rhône-Alpes. Elle se fait en envoyant le montant par chèque à l'ordre de l'ALI-Rhône-Alpes à Maryvonne Febvin, le Georges Sand, 6b rue du Serre de l'Aure 05000 Gap, et en joignant vos coordonnées mail et postale.
Le paiement en plusieurs fois est possible.
Si vous souhaitez assister à une conférence sans vous inscrire aux enseignements pour l'année complète l'inscription se fera à l'entrée et le tarif sera de 10 euros.
Pour toute demande de renseignements : Maryvonne Febvin 04 92 51 42 96 (
Les modifications de la structure de la famille ainsi que l'effacement progressif des fonctions symbolique et phallique dans notre modernité s'accompagnent d'effets non négligeables sur les composantes de l'identité et sur les processus d'identification. Pour ceux ci nous le savons les dimensions du Réel, du Symbolique et de l'Imaginaire sont intriquées. Lacan souligne les deux temps de l'identification, d'un côté l'image, ou l'imaginaire, et de l'autre la fonction symbolique liée au signifiant, qui est un temps inconscient. Au cœur du processus se loge le manque à être.
Quelles sont les effets de la prédominance de l'imaginaire dans notre modernité, à la fois sur l'identité et les processus d'identification et parmi ceux ci la sexuation, mais aussi sur la place du manque et du réel dans la subjectivité ?
Comment, par exemple, se dire homme ou femme au-delà de l'anatomie lorsque le signifiant par rapport auquel se distinguaient les positions sexuées ne les organise plus ?
Comment se déclinent jouissance phallique et jouissance Autre, traditionnellement réparties en un côté homme et un côté femme, et comment se conjuguent désir, amour et jouissance dans les nouvelles formes de lien ?
Et aussi, comment l'enfant et l'adolescent de nos familles modernes construit-il son identification et sa position sexuée ?
Si la psychanalyse ne peut en aucun cas être une conception du monde ni une conception des rapports entre les sexes – ce qui ferait d'elle une idéologie – la clinique par contre peut nous permettre de rendre compte des transformations à l'œuvre et d'en proposer une lecture, par exemple de ce qui fait identité pour le sujet aujourd'hui, de ce qui fait couple entre les sexes, et de comment le Réel que Lacan nommait « le non rapport sexuel » vient se manifester : par exemple est-ce toujours un symptôme qui vient témoigner du manque irréductible auquel la précipitation identificatoire vient pallier , ou plutôt une labilité et
fragilité des identités et des liens qui tendent à l'éviter ?
Que nous enseigne notre clinique à ce sujet et y aurait-il chez nos contemporains de nouvelles manières de faire avec le manque, et comme le souligne JP.Hiltenbrand une capacité d'invention chez les jeunes générations à ne pas affronter directement le non rapport sexuel ?
Nous tenterons à partir de la clinique contemporaine de poser quelques jalons pour répondre à ces questions.
Maryvonne Febvin