Conférence de Chambéry Mars 2009

Mon propos ce soir, (...) c'est d'essayer de faire entendre que de se tenir exclusivement à droite dans ce tableau de la sexuation, est tout simplement une aberration que la clinique bat en brèche. Plus précisément, je vais essayer de vous démontrer que l'aboutissement partiel à droite du tableau logique va être constitué par un long travail d'appropriation, laquelle appropriation n'aboutit pas dans l'hystérie, masculine ou féminine d’ailleurs. L'hystérie n'y parvient guère, et « guère » vous pouvez l’équivoquer… ! Parce qu'ils ou elles sont fixés sur la fonction du sujet, sujet pour une femme et/ou fonction phallique plus particulièrement chez l'homme. Ce que nous connaissons sous le terme de "mascarade" après l'article de Joan Rivière, tient tout entier dans ces deux lignes de défense, défense élevée par le sujet, défense élevée par la fonction phallique. Voilà deux formes symptomatiques que la cure n'a évidemment pas à combattre mais à amener ce sujet à parvenir à s'approprier d'une certaine façon.

Conférence Charles MELMAN – 28 Janvier 2005 – Chambéry

Je vous remercie pour votre invitation que je vais aborder avec une certaine appréhension dans la mesure où ce que j’ai à vous dire me paraît tellement déplaisant que j’espère que vous m’arrêterez rapidement et que vos objections pourront m’instruire et puis m’éviter d’être déplaisant à l’excès ce qui serait me rendre service.
Ce nom : Mère éveille, je pense, chez chacun d’entre nous la nostalgie d’une donation qui était voulue et qui n’a pas pu s’accomplir ; une donation manquée, manquée si on admet que finalement ce que la mère peut nous donner de mieux, c’est précisément ce qui est cause de ce ratage c’est-à-dire que ce qu’elle peut nous donner de mieux, c’est ce qui lui manque ; ce que Lacan comme vous le savez appelle « don d’amour », l’amour comme don de ce qu’on n’a pas.